La reconstruction post-conflit en République démocratique du Congo
Par Gwinyayi A. Dzinesa et Joyce Laker. Centre for Conflict Resolution, avril 2010.
La RDC est gouvernée par des entités nombreuses, faibles et parallèles sans vision claire de la consolidation de la paix. Par ailleurs, aucune institution n’est doté des moyens ni du mandat pour faire face efficacement à une instabilité potentielle liée au processus électoral, ce qui oblige à envisager la perspective d’un basculement dans l’instabilité politique lors des élections prochaines. Dans le cadre d’un programme global d’édification de la paix faisant une place prioritaire à la transformation sociétale et à l’instauration de relations positives entre l’État et les citoyens, le gouvernement de la RDC doit impérativement mettre en place une commission électorale efficace, indépendante et professionnelle, qui puisse promouvoir des opérations électorales démocratiques, inclusives et compétentes.
Télécharger le document : [PDF]La réinsertion des ex-combattants dans la région des Grands lacs
Par Nelson Alusala. Institute for Security Studies, 2011. L’échec de la réinsertion de milliers d’ex-combattants dans la région des Grands lacs dû à l’omission de mesures de prise en compte de l’appartenance sociale et à l’absence d’enjeu à long terme dans le développement économique fait apparaître des régions exposées à la menace d’une remobilisation. Les programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) durables, qui s’essoufflent souvent avant la phase finale de réinsertion, doivent être sensibles aux réalités sociales, culturelles et économiques près des sites de démobilisation ; or ces réalités souvent ignorées par les formules de DDR du type taille unique. Télécharger l’article : [PDF]Soutien de la RSS en DRC : entre le marteau et l’enclume
Par Henri Boshoff et al. Clingendael Institute, avril 2010. La préoccupation du gouvernement concernant la sécurité du régime et les dysfonctions réfractaires au sein du secteur de la sécurité et de l’appareil judiciaire a retardé la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) et en réduit l’efficacité. Selon la province, la RSS est mise en œuvre avec différents partenaires qui emploient des techniques, des équipements et des stratégies divers, créant ainsi un système hétéroclite. Entretemps, le gouvernement de la RDC continue de perdre les avantages en termes de stabilité et de sécurité que procure un secteur de la sécurité responsable de ses actes et respectueux des droits. Les propositions de RSS dont connaît actuellement le parlement congolais devraient être utilisées en tant que point de départ et cadre d’élaboration d’un programme de RSS plus systématique et plus cohérent. Télécharger le document : [PDF]Renforcement de la sécurité en République démocratique du Congo : stratégies sensibles aux sexospécificités pour combattre la violence sexuelle
Par Rosan Smits et Serena Cruz. Clingendael Conflict Research Unit, juin 2011. Malgré des efforts notables pour combattre la violence sexuelle en RDC, les taux de prévalence du phénomène restent parmi les plus élevés au monde. Ceci provient non seulement de limites de capacités, mais aussi de ce que les programmes ciblent principalement les zones de conflit et ne prennent pas en considération les facteurs sociaux favorables à la violence dans l’ensemble du pays. Le traitement doit dépasser le discours de « l’arme de guerre » pour encourager l’application de stratégies d’habilitation des femmes et des hommes dans tout le pays et pour resserrer les relations entre l’action judiciaire et les services sociaux ayant trait au genre. Bien que le viol ne consitute pas un problème de sécurité stricto sensu, les programmes de RSS doivent également tenir compte du fait que les auteurs de violences sexuelles sont fréquemment des membres des forces en uniforme, ce qui jette le discrédit sur les forces de sécurité et mine la stabilité. Télécharger le document : [PDF]Les transferts d’armes vers la RDC : évaluation du système de notification des transferts d’armes pour 2008-2010
Par Mark Bromley et Paul Holtom. Swedish International Peace Research Institute, octobre 2010. Il est essentiel pour stabiliser la République démocratique du Congo (RDC) déchirée par la guerre de veiller à ce que le système des Nations Unies pour la notification des transferts d’armes fonctionne comme prévu pour ce pays. Toutefois, les exigences en matière de notification ne sont pas claires et sont moins strictes que celles qui sont appliquées dans d’autres zones de conflit. Le Comité des sanctions des Nations Unies devrait clarifier ces règles et le gouvernement de la RDC ainsi que les États fournisseurs devraient se conformer strictement aux obligations de notification, de manière à établir un système de vente et de transfert efficace et licite. Télécharger le document : [PDF]Contrôler les ressources du conflit en République démocratique du Congo
Par Ruben de Koning. Stockholm International Peace Research Institute, 2010.
Tant que les autorités n’auront pas rétabli leur contrôle administratif sur les mines, la concurrence entre les groupes armés et les unités de soldats dévoyés cherchant à avoir accès aux minéraux lucratifs continuera à déstabiliser la RDC. Heureusement, les nouveaux plans pour officialiser, réglementer et assurer la traçabilité des produits minéraux améliorent les chances d’y parvenir. Cela dépendra toutefois d’autres améliorations de la gouvernance, notamment la réforme du secteur de la sécurité. [PDF]
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