Kenya : évaluation des risques pour la stabilité
Par Joel D. Barkan, Center for Strategic and International Security, juin 2011.
La stabilité au cours de la période précédant les élections de 2012 au Kenya sera déterminée en partie par l’interaction entre une classe moyenne jeune, urbaine et de plus en plus assertive d’une part et d’autre part les courtiers traditionnels du pouvoir au Kenya qui cherchent à limiter les changements qui modifieraient l’actuel système politique. Une inégalité économique croissante, le maintien du recours à l’ethnicité pour mobiliser les votes et les enquêtes dont font actuellement l’objet les hauts responsables politiques sont autant de facteurs qui viennent compliquer une atmosphère politique déjà chargée et volatile. La mise en œuvre résolue des récentes réformes constitutionnelles et des autres changements concernant le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif sera essentielle pour assurer la poursuite du développement et le maintien de la stabilité.
Télécharger l’article : [PDF]Le projet de surveillance du processus de dialogue national et de réconciliation
Par South Consulting, juin 2011. L’Accord national du Kenya a été signé en 2008 pour établir un arrangement de partage du pouvoir au sein du gouvernement après les violences généralisées qui avaient fait suite à des élections nationales fortement contestées. Toutefois, l’application limitée de cet accord a diminué le crédit du gouvernement aux yeux de la population. En fait, le gouvernement actuel n’a mis en œuvre que trois des seize réformes prévues au titre de l’accord. Elle devrait agir plus promptement pour appliquer les autres réformes prévues avant les élections prochaines tout en améliorant et en étendant l’éducation civique de manière à ce que les Kényans soient mieux informés de leurs droits constitutionnels. Télécharger l’article : [PDF]Déplacement intérieur et établissement de la paix territoriale au Kenya
Par Jacqueline M. Klopp, Patrick Githinji et Keffa Karuoya. United States Institute of Peace, septembre 2010.
L’incapacité du Kenya à assurer la réinstallation des personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDIP) plusieurs années après les violences post-électorales de 2008 est indicative de carences concomitantes en matière de consolidation de la paix et d’une aggravation des tensions ethniques. Des mesures correctives sont appliquées par le biais de programmes parallèles distincts mais elles n’atteignent souvent que les segments urbains et jeunes des populations affectées. Une approche systématique cohérente de l’autonomisation économique des PDIP alliée à des initiatives d’éducation communautaires serait plus efficace pour résoudre les problèmes de sécurité tout en favorisant la croissance.
Télécharger l’article : [PDF]Démocratisation, séquencement et échec de l’État en Afrique
Par Daniel Branch et Nic Cheeseman. African Affairs, Vol. 108, no 430. 2008. Une analyse solide situe les racines de la crise qui a fait suite aux élections de 2007 dans le contexte de trois tendances historiques : la fragmentation des élites, la libéralisation politique et la perte de formalisme de l’État. L’article traite du débat dont fait l’objet le séquencement dans la littérature relative à la démocratisation et considère que la démocratisation et la réforme peuvent être menées simultanément mais que cette double approche exige des réformes institutionnelles qui n’ont pas encore été entreprises dans un grand nombre de polities africaines telles que le Kenya. Télécharger l’article : [HTML]
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