Optimiser les structures des forces de sécurité africaine
Par Helmoed Heitman.Centre d’études stratégiques de l’Afrique, mai 2011.
Lutter contre les forces irrégulières est devenue une caractéristique commune du paysage de la sécurité africaine contemporaine. Néanmoins, le secteur de la sécurité dans la plupart des pays africains est mal préparé pour la conduite efficace de telles opérations anti-insurrectionnelles. Il est donc impératif de réaligner les structures de force pour répondre à ces menaces, tout en poursuivant la professionnalisation du secteur de la sécurité avec pour objectif de gagner la confiance des populations locales. [FRANÇAIS] [ENGLISH] [PORTUGAIS]
Milices, rebelles, et militants islamistes : sécurité des personnes et crises de l’État en Afrique
Publié sous la direction de Wafula Okumu et d’Augustine Ikelegbe. Institute for Security Studies, 2010.Des groupes armés non étatiques qui savent cultiver le désillusionnement de certains envers les régimes en place et réussissent à échapper aux forces de défense dominent de plus en plus le paysage des menaces apparaissant dans toute l’Afrique. L’existence de groupes de ce genre au Nigéria, au Soudan, en Angola, et dans d’autres pays montre qu’il faut appliquer de meilleures politiques générales, en vue de faire reculer les cultures de la violence qui émergent parmi les jeunes, de surveiller les zones transfrontières, et d’appliquer des stratégies de sécurité et de gouvernance axées sur les populations. [PDF]
Les armées africaines face à la rébellion : économie politique de l’efficacité de la lutte contre les menaces
Par Jeffrey Herbst. Journal of Peace Research, 2004.
Parmi les armées africaines, quelques-unes seulement se sont montrées capables de mettre au point des stratégies anti-insurrectionnelles. Au lieu de cela, elles réagissent tardivement aux rébellions, se fient à des frappes militaires brutales et excluent les stratégies politiques cruciales qui feraient pendant aux opérations de sécurité. C’est en renforçant la compétence des forces de polices et des organismes de renseignement nationaux, plutôt que le nombre de troupes, qu’on pourra améliorer les capacités anti-insurrectionnelles des démocraties africaines. [PDF]
Est-ce que les guerres en Afrique font partie de la guerre de quatrième génération ?
Est-ce que les guerres en Afrique font partie de la guerre de quatrième génération ? Par Paul Jackson. Contemporary Security Policy, 2007.
Le concept de la guerre de quatrième génération (4GW) – modèle de guerre asymétrique qui met en jeu la culture, la politique, l’économie et les acteurs non-étatiques, et qui vise les civils –s’applique de plus en plus pour comprendre les conflits complexes en Afrique. En particulier, les cadres de la 4GW permettent de souligner le besoin de solutions d’ensemble, et non purement militaires, aux conflits sur le continent. PDFPourquoi l’Ouganda n’a pas pu vaincre l’Armée de résistance du Seigneur
Une rébellion dévastatrice contre le gouvernement et le peuple ougandais dure maintenant depuis bientôt trente ans. Comment expliquer la longévité de la lutte entre l’Armée de résistance du Seigneur, relativement peu nombreuse et sous-équipée, et les Forces de défense populaires de l’Ouganda ? On peut peut-être attribuer plusieurs raisons de cette persistance surprenante aux structures et stratégies mêmes des deux adversaires, ainsi qu’aux tactiques irrégulières utilisées par les deux groupes. PDFSensibilité culturelle et guerre irrégulière : Expérience des forces armées françaises en Afrique
Par Henri Bore. Military Review, 2006. Sur la base de plus de 40 ans d’expérience militaire française, l’auteur traite de la nécessité des connaissances et des sensibilités culturelles, à une époque où de nombreuses forces armées de l’Afrique s’efforcent d’opérer la transition qui les mènera de diverses formes d’opérations classiques à des opérations de nature psychologique, de pacification et d’information. [HTML]